Handicap, santé, alimentation

Description :

Le problème de dénutrition chez les personnes âgées constitue un enjeu majeur de santé publique (40% des personnes en EHPAD).
Pour un grand nombre de personnes, le repas n’est plus synonyme de plaisir, mais un moment redouté. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte : troubles d’identification des plats (basse vision…), de préhension (troubles moteurs, neurologiques…), de mastication et de déglutition (8% de la population mondiale).
Prenons un exemple : Georgette, 83 ans, vit seule dans un village de la Creuse. Elle a des troubles de mastication, des difficultés pour se nourrir. Georgette a récemment chuté car elle était dénutrie. On l’a alors hospitalisée et on lui a proposé des purées, des bouillies insipides (par peur de la fausse route), des Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) immangeables, du blé, du boulghour, du quinoa parce qu’il est « recommandé » de diversifier son alimentation. Elle qui n’a toujours eu comme base alimentaire qu’une dizaine de références…
Le résultat a été immédiat : Georgette n’a presque rien mangé et elle est rentrée chez elle toujours aussi dénutrie. Cette dénutrition est souvent le préalable à l’entrée en institution.
La solution apportée à Georgette n’est pas efficace car elle n’est abordée que du point de vue technique.
Alors que faire ?
Peut-être faudrait-il d’abord considérer Georgette comme une citoyenne à part entière, un être de culture avec ses goûts, dégoûts, croyances, rythmes, …
Pour lutter efficacement contre la dénutrition, il convient de proposer des plats à la présentation soignée, aux apports mesurés, servis dans un environnement adapté, en tenant compte des facultés de la personne accompagnée.
Pour cela, il est nécessaire de disposer de références communes et précises.
C’est pourquoi Nutri-Culture construit une base documentaire multilingue (composée de fiches pédagogiques, recettes, fiches techniques, tutoriels, interviewes de spécialistes…) dans laquelle Marie, auxiliaire de vie, a pu obtenir l’information selon laquelle manger un peu de fromage avec sa viande de bœuf a permis à Lucas, 42 ans, d’atténuer sensiblement le goût métallique qu’il a pu ressentir après sa dernière chimio.
Nutri-Culture développe aussi des texturants et moules alimentaires reproduisant la forme de certains aliments pour faciliter leur identification et proposer des assiettes appétissantes (Côte de porc, petits pois, …).
Enfin, Nutri-Culture propose une expertise et une ingénierie de projets destinées à valoriser les pratiques des aidants (indispensables si l’on en croit l’actualité sociale récente dans les EHPAD).
Mieux comprendre les caractéristiques des personnes accompagnées permet de :
- limiter la transformation des aliments (grâce à des cuissons adéquates, …)
- réaliser des plats adaptés aux facultés des convives
- favoriser la prise du repas
- limiter la fonte de la masse musculaire
- diminuer le risque de chute
- réduire les hospitalisations
- limiter le recours aux CNO (très coûteux)
- réduire le gaspillage alimentaire (11 to de déchets / an pour un EHPAD de 100 résidents), …

En centralisant ainsi les références, recommandations, en permettant un accès à des outils, fiches techniques ou recettes et en favorisant l’identification de chaque acteur de santé compétent sur un territoire, commerçant ou spécialiste du soin, nous offrons une solution pour aider les ainés dans les efforts déployés pour rester chez eux. Nous créons une solidarité intergénérationnelle, permettons des ponts entre les établissements et services pour une offre concertée, solidaire, efficiente et durable sur un bassin de vie.
Nutri-Culture est composée de professionnels de la restauration et du secteur médico-social et dispose d’importants soutiens de la communauté scientifiques, de sociologues, orthophonistes, cuisiniers, soignants, d’associations (France Parkinson,…), d’institutionnels (Région Nouvelle Aquitaine, CARSAT) et a remporté 3 Prix d'Innovation (Catégorie Santé et Social).

Nutri-Culture

Localisation : Saint-Junien

Les impacts socio-économiques sont multiples. Comprendre les troubles des convives permet d'adapter les plats à leurs facultés, favoriser la prise du repas, limiter la dénutrition, créer du lien sur les territoires et réaliser de réelles économiques tant pour la société que pour les établissements