Handicap, santé, alimentation

Description :

L’action “expérimentale” en cours portée par l’association « Terres en Vie » sur le territoire du Vignoble Nantais se déroule au cœur même du vignoble alors que ce dernier subit depuis dix ans la déprise.
Tout le territoire se découvre un paysage mité de parcelles de vignes abandonnées en non-valeur économique, allant vers la friche.
La situation structurelle du vignoble sur le plan foncier, faite de multiples propriétés de petites parcelles, désorganise plus encore le parcellaire.
La crise agricole n’offre pas de perspectives économiques et la moyenne d’âge des viticulteurs s’accroit. Cette crise condamne souvent les exploitations à une cessation pure et simple avec abandon du vignoble au moment du départ à la retraite.
Parallèlement, a lieu une arrivée massive de populations nouvelles dans le territoire, plus soucieuses de santé publique. Elles font émerger des perspectives nouvelles pour satisfaire leurs demandes d’une alimentation plus saine et veulent être entendues dans les débats pour le respect de leur cadre de vie.

L’idée a ainsi germée de défendre le besoin d’un « système-outil » pour prendre en charge et gérer le regroupement et la transformation des parcelles avant de les orienter vers des productions nouvelles. Sont venus s’ajouter des objectifs sociétaux pour prendre en compte les demandes de la population locale en matière d’alimentation et de santé ainsi qu’une réflexion plus globale sur les préoccupations climatiques.

L’objectif de l’outil est de réorganiser et structurer les terres en déprise, former des unités viables afin de pouvoir les intégrer dans les projets de nouveaux agriculteurs, et de prévoir sa gouvernance pour intégrer l’ensemble des forces vives locales.
Cet objectif ambitieux qui répond à un véritable enjeu d’avenir se décline comme suit :
- Viser le moyen et le long terme.
En imaginant les moyens d’une adaptation du territoire vignoble par une mutation des délaissés viticoles vers des activités durables autour de l’alimentation humaine, dont la viticulture, en circuits courts ou la production d’énergie. L’ensemble pour une consommation la plus locale possible (création de valeurs qui fructifient entre elles dans le territoire).

- Organiser pour accompagner la demande de la société nécessite de s’ancrer dans le local.
La structure pour porter ce projet s’appuie sur l’existant, intègre l’ensemble des forces vives (collectivités) et associe la population dans toutes ses composantes, pour qu’elle adhère véritablement au projet.
L’outil expérimental support du projet a les fonctions suivantes :
- Structurer l’offre de foncier libre, le réorganiser par zones, rassembler les propriétaires qui lui loueront leurs parcelles.
- Remettre les terres en état de culture, les convertir à l’agriculture biologique, les préparer pour les rendre disponibles et intéressantes pour de nouveaux projets.
- Identifier les besoins et préparer, via les groupes locaux, les possibilités de débouchés ainsi que l’accueil et l’installation des porteurs de projets.

Concernant le statut juridique, c’est la S.C.I.C qui peut permettre à la fois la prise à bail et la mise en culture temporaire des parcelles, leur regroupement et dans le même temps l’association la plus large de partenaires, propriétaires, agriculteurs, associations, citoyens, collectivités territoriales, chambre consulaire, syndicats pour conduire ce projet dans une ouverture et une transparence totales.
Début 2017, le choix a été fait de proposer la constitution d’une association de préfiguration qui se transformera dans un statut coopératif.
Le conseil d’administration a choisi un mode d’action local en organisant la décentralisation de ses pouvoirs vers des groupes locaux en fixant les contenus, le fonctionnement et leurs limites.
La maille la plus adaptée est la commune. Un travail de concertation très étroite est mis en place avec les élus.

Pour de plus amples renseignements : http://www.terresenvie.fr

Association Terres en Vie

Localisation : Monnières

C'est une recherche de solutions innovantes pour répondre aux enjeux du territoire en intégrant les besoins locaux de la population ; c'est une orientation de long terme pour améliorer l'offre locale d'alimentation saine (A.B.) en circuits courts et la santé en baissant l'usage de produits chimiques