Environnement, biodiversité, énergie

Description :

La Ferme du Bonheur est un lieu unique et merveilleux, une oasis illustrant l’évidence de la Nature en ville… Inventée en 1992 par Roger Des Prés à la lisière de l’Université de Nanterre, elle s’agrandit en 2008 sur une parcelle de quatre hectares, le « toit » du tunnel de l’autoroute A14. Avec l’aide de nombreux visiteurs, on y défriche, nettoie, sème, cultive… On y pratique l’apiculture, y élève moutons, lapins, oies, poules, cochon… Ancien terrain vague stérile et pollué c’est devenu un site exceptionnel, voué à l’expérimentation agronomique, à la conservation des espèces et au lien social. On y pratique également la culture sous toutes ses formes : théâtre, concerts, expositions... Autant d’évènements publics où l’on déguste notre production.

En pratiquant la polyculture-élevage en milieu urbain, en amendant le sol par un effort constant de nettoyage, d’apport de compost, de sélection des variétés, la Ferme constitue une expérimentation unique, complémentaire d’une agriculture urbaine « hors sol / high tech » pratiquée ailleurs. Un cercle vertueux est créé : le paysage transformé devient lieu de promenade. Le public des évènements culturels reviendra pour manier fourche et bèche. Les déchets végétaux produits alentour sont récoltés et mélangés avec les fumiers pour devenir compost. Le défrichage fournit du bois de construction, les prairies ouvertes permettent aux moutons de paitre…
Depuis 2015, le partenariat entre la Ferme du Bonheur et l’institut AgroParisTech confirme la pertinence du modèle. La production est en augmentation constante, les résultats d'analyses encouragent à poursuivre les expérimentations.

Par la diversité de ses disciplines, la Ferme atteint l’équilibre économique. Les moutons sont la mascotte officielle de l’Université. Le paysage rural apparu au cœur des immeubles est devenu l’emblème de l’exposition « paysages français » fin 2017 à la BNF : l’image du champ et de notre cheval envahit le métro ! En 2018, la Ferme fait partie des « lieux infinis » qui représenteront la France à la biennale d’architecture de Venise…

Malgré ces succès et cette reconnaissance, le projet est pourtant très fragile.

Les activités agricoles : culture, apiculture et élevage, mais aussi accueil des publics, organisation d’ateliers, développement de partenariats… Sont à la charge d’un seul salarié, aidé chaque semaine par des bénévoles et épisodiquement par des woofeurs. Une étude réalisée en 2017 dans le cadre du Dispositif Local d’Accompagnement a permis de mettre en évidence des faiblesses, mais aussi des voies d’amélioration et des opportunités de développement. Il s’agirait en particulier d’augmenter l’efficacité du maraichage grâce à de nouveaux équipements d’arrosage et de développer les activités suivantes : prestations d’éco pâturage, ateliers d’initiation/formation, production et transformation de produits à valeur ajoutée.

Ceci ne peut se faire sans un investissement initial important.

C’est pour développer ce projet agricole que la Ferme du Bonheur participe à cet appel. Concrètement, nous souhaitons :
• Recruter un éleveur à temps plein
• Augmenter la taille de nos troupeaux
• Acquérir un âne, force de traction écologique, mais également vecteur de médiation auprès de nos publics
• Mettre en place un système d’arrosage sur le maraicher
• Acquérir divers équipements (clôture mobile, remorque) permettant le développement de prestations d’éco-pâturage

Grâce à cet investissement, le développement des activités rémunératrices évoquées entrainera des économies d’échelle, permettant la pérennisation de l’emploi ainsi créé. Notre employé actuel contribuera à ces activités mais trouvera également du temps libéré pour développer des activités moins rentables, mais importantes pour l’âme du projet : les collaborations scientifiques, la réalisation de projets pédagogiques et sociaux auprès de publics en difficulté, pour l’instant limités par manque de moyens…

Association Paranda Oulam / La Ferme du Bonheur

Localisation : Nanterre

Combien de projets d’agriculture urbaine intègrent pleinement polyculture et animaux ? Combien permettent à des amateurs de conclure un après-midi de labeur par un concert de musique baroque, une représentation théâtrale ou une fête électro ? Nous comptons poursuivre et partager ce rêve avec vous !